Charles Stross
Dans ce recueil composé d'un roman et d'une longue nouvelle, Charles Stross met en place un univers proche de notre monde contemporain, mais dans lequel le contre-espionnage et ses agents actions sont principalement préoccupés par le contrôle de la re-découverte de certains théorèmes de Türing. En effet, une des applications de ces thérorèmes est la possibilité d'ouvrir des portes entre notre univers et d'autres dans lesquels rodent des créatures lovecraftiennes douées de caractéristiques amusantes et d'un appétit féroce. Ajoutons qu'une autre préoccupations de ces agents est la survie dans une bureaucratie ubuesque attachée à la traçabilité du moindre trombone, et que le héros est - à l'origine - un administrateur de systèmes unix. On comprendra aisément que l'humour de sysadmin de Charles Stross m'ait fait passer un très bon moment, et que mes amis lutins devraient également sourire au destin de ...
Claude Ecken
J'ai rencontré Claude Ecken chez mon libraire favori il y a quelques temps. Ce devait être un samedi, et comme il m'arrive souvent, je flânais dans les rayons, retardant comme par un fait exprès le moment de m'approcher de celui qui est consacré à la science-fiction et à la fantasy, tenu par les sieurs GardaKan et Mordak, déjà évoqués ici-même.
Il se trouve que les deux étaient trois, et que le troisième, debout devant une petite table chargée de livres, tenait un verre de bière auquel il faisait de régulières ponctions, tout en devisant avec Mordak. C'était Claude Ecken, venu fêter la parution de son dernier recueil de nouvelles et présenter ses auteurs favoris. Inutile de dire que je restais une bonne heure de plus que prévu chez mon libraire, et discutais avec plaisir des auteurs choisis par l'ami Claude, dont beaucoup agrémentent ...
Régis Messac
Un roman d'anticipation post-apocalyptique, donc un thème très (trop) classique, vu mille fois... sauf que celui-ci est paru au milieu des années trente, ne fait pas une ligne de trop, et est réellement original. Le court texte - presque une novelette à l'anglo-saxonne - de Régis Messac est à la fois d'un pessimisme absolu et d'un cynisme fort réjouissant.
Ne comptez pas sur moi pour vous en dire beaucoup plus, sinon peut être que vous ne porterez probablement plus jamais le même regard sur des enfants qui jouent après cette lecture...
Céline Minard
Un tout petit livre, recommandé l'oeil gourmand par un de mes libraires favoris et savouré en quatre soirées pour faire durer.
Écrire simplement que Céline Minard reprend à son compte les sept mercenaires serait rendre peu de justice à ce petit régal de lecture. Outre le travail sur la langue, sorte de vieux français réinventé, émaillé de quelques termes empruntés à l'angloys, les personnages sont soignés et attachants. Une excellente illustration du pouvoir et de l'élégance de la concision.
"Ce à quoi nous bûmes largement et pleine panse étirée".
Frédéric Delmeulle
Voilà la bonne surprise de ces derniers mois, dans la catégorie "science-fiction et assimilés" en tout cas. Un excellent livre de détente, sans prétention mais bien écrit et bien documenté, une intrigue qui ménage de bonnes surprises... tout ça dans un livre au destin assez particulier. Il avait en effet été remarqué par G. Klein, qui a semble-t-il hésité à le publier, n'en a finalement rien fait, mais en a parlé suffisament pour éveiller les curiosités (toute l'histoire sur le site du cafard cosmique).
Curieusement, j'en discutais avant-hier avec les seigneurs GardaKan et Mordak, responsables-chefs du rayon sf-fantasy et autres billevesées de ma librairie favorite, et je n'étais pas aussi enthousiaste. Je n'en étais qu'à un peu plus de la moitié du livre, et je le trouvais sympathique, sans plus. Grave erreur, car les petites touches par lesquelles l'auteur laisse penser ...
Jonathan Stroud
Dans un Londres qui semble tout droit sorti d'un roman cyberpunk, le pouvoir est tout entier au main des magiciens. Mais ce pouvoir n'est rien sans la possibilité d'invoquer des créatures de l'Autre Monde, djinns, démons, et bien d'autres encore. C'est dans ce cadre que le jeune Nathaniel, apprenti magicien, fait - un peu imprudemment - appel au puissant djinn Bartiméus pour nourrir sa vengeance contre l'intrigant Simon Lovelace.
Au-delà d'une histoire sympathique, ce sont bien sûr les réflexions du vieux djinn (il a plus de trois mille ans) sur l'espèce humaine, et ses relations avec le jeune garçon impatient et ambitieux qui font la saveur de ce roman. Les notes de bas de page, qui reprennent les pensées irrespectueuses de Bartiméus (le djinn) sont particulièrement savoureuses, et non exemptes d'une certaine sagesse sur la nature humaine. L'auteur ne ...
A Django site.