[ mardi 29 mars 2005 - finance, recherche]
Il me semble intéressant que la finance s'appuie sur d'autres disciplines pour progresser. On se rappelle que le développement du modèle de marché puis du MEDAF doit beaucoup à la recherche opérationnelle, par exemple. La valorisation des contrats conditionnels est indissociable des probabilités et des modèle stochastiques. On pourrait multiplier les exemples d'emprunts, et pas seulement au domaine qui paraît le plus évidemment nécessaire, les mathématiques.
Ainsi, depuis quelques années, la behavioural finance (finance comportementale) propose d'appliquer certains résultats de psychologie et de sociologie à l'explication des comportements des investisseurs sur les marchés, et donc à la formation des prix sur ces mêmes marchés.
Et voici venir la physique, au travers par exemple de la théorie du chaos, ou de la mécanique quantique. C'est très sérieux, et cela s'appelle Econophysics. Voici une proposition de définition, tirée du résumé d'un article de Edward Jimenez et Douglas Moyad, publié dans Physica A, et dont le titre est Econophysics: from Game Theory and Information Theory to Quantum Mechanics (Econophysics : des théories des jeux et de l'information à la mécanique quantique).
Econophysics is both the use of physical concepts in Finance and Economics, and the use of Information Economics in Physics.
Econophysics, c'est à la fois l'utilisation de concepts de physique en finance et en économie, et l'utilisation de l'économie de l'information en physique.
Tout ceci me ramène quelques années en arrière à des discussions avec P. Topsacalian, en particulier sur les notions de relativité et de référentiels sur lesquelles il a beaucoup travaillé. Peut-être que l'émergence de ce domaine permettra de voir publiés certains travaux qui ne s'inscrivent pas forcément dans le cadre du paradigme dominant en finance à la fin du vingtième siècle.
Hmmm. À suivre...
A Django site.