[ dimanche 27 avril 2008 - lectures, sf]
Jonathan Stroud
Dans un Londres qui semble tout droit sorti d'un roman cyberpunk, le pouvoir est tout entier au main des magiciens. Mais ce pouvoir n'est rien sans la possibilité d'invoquer des créatures de l'Autre Monde, djinns, démons, et bien d'autres encore. C'est dans ce cadre que le jeune Nathaniel, apprenti magicien, fait - un peu imprudemment - appel au puissant djinn Bartiméus pour nourrir sa vengeance contre l'intrigant Simon Lovelace.
Au-delà d'une histoire sympathique, ce sont bien sûr les réflexions du vieux djinn (il a plus de trois mille ans) sur l'espèce humaine, et ses relations avec le jeune garçon impatient et ambitieux qui font la saveur de ce roman. Les notes de bas de page, qui reprennent les pensées irrespectueuses de Bartiméus (le djinn) sont particulièrement savoureuses, et non exemptes d'une certaine sagesse sur la nature humaine. L'auteur ne se prend manifestement pas trop au sérieux, mais construit un univers cohérent et suffisamment solide pour que son intrigue s'y développe sans heurts. Le roman fait partie d'une trilogie, je pense lire les autres prochainement.
Je ne résiste pas à la tentation de vous proposer une des fameuses (et impertinentes) pensées de Bartiméus, une des notes de bas de page : "Les magiciens de second ordre se donnent beaucoup de mal pour correspondre au profil traditionnel du sorcier. Alors que les magiciens dotés d'un réel pouvoir, eux, s'ingénient à ressembler à des comptables."
A Django site.